Oiseau twitter

On fait pousser la vie
En l’arrosant de mort
Et nos frigos charrient
Des taux de pesticides
Qui battent des records
À la table des suicides.


On nous fait croire
Qu’on a plus de pouvoir
Sur le présent et l’avenir.
Mais on peut toujours choisir
Pour quoi on veut agir,
Ce qu’on veut devenir.


Trouillard, tu n’as pas le cran
D’accepter qu’on accueille des migrants,
Mais en refusant de penser humain
Ton âme à du sang sur les mains.


Mieux que ma golden
Au petit goût d’Eden ! ;p


La poésie est une bordel
Dans lequel j’aime embarquer
Vu qu’à bord d’elle,
Impossible de parquer
L’émotion dans les lacets d’un corset
Car ses mots sont ce que le cœur sait.


Dans mon monde de campagnes présidentielles,
Les politiciens sont des petits poneys
Qui nous font croire qu’ils peuvent chier des arcs-en-ciel
Si on les laisse brouter plein de monnaie.


Petit homme devenu père
A pris en un jour
Le statut de repère
Pour ses filles, pour toujours;
Une étoile qui brille à travers les nuages
Les orages et les âges.
Arwen, Maëlle je vous aime !


Attendre des politiques
Qu’ils agissent pour leurs concitoyens
C’est comme demander à un moustique
De devenir végétarien.
Et vice et versa.


L’homme se croit grand,
Il se croit fort
A travers ses écrans
Et sa soif de confort
Mais ne maîtrise
À la perfection
Que l’emprise
De ses illusions.


Catalyse chimique à l’or et à l’argent: l’occident à tendance à devenir réducteur dans ses conceptions acides qui neutralisent les bases de l’humanisme.


Tu éclaires le berceau comme un soleil
Aux milles rayons ou l’instinct de la mère veille
Tel un livre de magie dans le rayon des merveilles


Je veux
chevaucher
Tes cheveux de feu
Au rodéo du toucher
De mes doigts
Étalons.
Juste un galop avec toi,
Toute en crinière et talons.


Si tu penses précarité,
Comme moteur d’emplois,
Viens goûter sa réalité
Avant de pondre tes lois
D’avenir instable
Pour employés jetables.


Nous ne sommes ni produits
Qu’on fabrique,
Ni main d’œuvre qu’on réduit
Aux statistiques.
Nos sommes des êtres vivants
Loin devant
Vos dogmes économiques.


J’ai rêvé d’un monde
Où l’humain mettrait
Un baiser dans sa fronde.
Un monde ou le maître est
La sève qui élève l’élève.
J’aime ce rêve !


Il est une pure beauté
À portée de nos mains,
Bien au delà des vanités:
Le pouvoir de se doter
Pour chaque lendemain
De gestes d’humanité.


Cod Kinay – le 28/03/2015

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