Oiseau twitter

Oh! Douce nuit,
Qui m’éclipse de l’ennui
Emmène-moi m’oublier,
Au grand large des voiliers.


Je ne veux pas d’un décret d’avenir
Stupide et sordide,
Ecrit par l’égo à l’empire du pire
Des pensées frigides !


Nos pensées sont illimitées,
Qu’elles soient neuves ou imitées,
Qu’elles soient tues ou exprimées,
Et rien ne peut les arrêter…


Non, jamais ça:
On voulait conquérir le monde,
C’était il y a peu de temps,
Mais les souvenirs fondent
Comme si c’était longtemps.


Ce matin, je suis dans les draps,
Comme pris de paresse,
Du plomb dans les bras,
L’esprit prit d’une fonte épaisse.


L’enfer de la misère :
Le monde est une impasse
Et ma vie en est le fond.
Je gis dans une carcasse,
Un charnier pour seul plafond !


Il parait que l’art triste
Est l’exutoire de l’artiste
Pour combattre les ténèbres
Qui lui brisent les vertèbres.
Une arme
Pour son âme.


Je suis pour toi
La liaison déchirante,
La porte fermée sur le doigt
De la main errante,
La passion assassine
Brisant l’ongle à sa racine !


Le serpent insidieux
Plante ses crocs
Dans le fond de mes yeux
Pour me rendre accroc
Au venin des nécessités,
Distillé par la publicité.


Cod Kinay – le 04/12/2014

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