On va souvent de l’avant et c’est plutôt bien, je pense, mais ce n’est pas une raison pour oublier de revenir à nos racines. Surtout quand les noirceurs du monde nous atteignent et nous emplissent de leur fiel. Tu sais, ces racines qui nous relient au simple et à la Terre, ces racines qui plongent dans nos rêves de gosses pour nous en ramener la sève.  C’est pas si compliqué au fond, et je trouve que :

 

Il n’y a vraiment rien de plus simple
Pour retrouver nos racines,
Suffit d’un bon vieux sample
Qui nous rappelle ces comptines
De soirs d’enfants émerveillés
Qui posent la tête sur l’oreiller.
Y a tant de souvenirs qui dorment
Dans le fond de nos rêves,
Qu’on pourrait leur donner forme
Pour que la nuit s’achève.

Mais cette nuit je crois qu’on l’aime,
On aborde trop souvent son thème,
Je ne suis pas le premier à le faire,
Et notre témoin est la terre,
Car depuis des millénaires,
Elle connaît nos coups de nerfs.

Nous voguons vite en vies sans vigilance,
Vers les vagues d’envie et de violence,
Venues verser leur vieille véhémence,
Leur vive verve aux vers de vengeance.

Et pour le plaisir à l’absolu,
Nos tolérances sont dissolues,
Aux lois du chacun pour soi
Qui portent l’égoïsme en roi,
Et la violence en promotion
Qui remplit toujours les rayons
Du marché de l’évolution
Dont on aime être Patron.

La méfiance qui en résulte
Est si forte qu’elle occulte
Cette unité que nous dévoile
La direction de nos étoiles.
Et voir tant d’âmes en perdition,
Me donne l’intime conviction,
Qu’on ne se donne pas les moyens
De mettre fin à ce destin.

Car, il n’y a rien de plus simple
Pour retrouver nos racines,
Suffit d’un bon vieux sample
Qui nous rappelle ces comptines
De soirs d’enfants émerveillés
Qui posent la tête sur l’oreiller.
Y a tant de souvenirs qui dorment
Dans le fond de nos rêves,
Qu’on pourrait leur donner forme
Pour que la nuit s’achève.

Et pourtant on se contente
De se glisser sur la pente,
Et les esprits cons tentent
D’effacer les dilettantes,
Pour faire régner le profit,
Les bénéfices en seul trophée.

Tout le mal que l’homme fit,
L’homme l’a déjà refait,
Et je vous mets au défit
De le conjuguer à l’imparfait
Car rien n’a changé aujourd’hui
Et l’envie garde ses effets :

Écraser pour posséder,
Regarder les peaux céder,
Et le sang écrire la gloire
Sur les pages de notre histoire.

A croire que notre espoir se fait noir avec la nuit,
Et que le soir,  viennent choir, au miroir de la pluie,
Les déboires oratoires aux trajectoires qui dévient,
Sur le comptoir bien illusoire de la victoire à tout prix.

C’est vrai, les guerres démarrent de rien,
De l’appétit des suzerains,
D’un état d’esprit commun
Qui fait les hordes de requins.
On nous parle de guerres mondiales,
Des luttes des classes sociales,
Des guerres de voisinage,
Et même dans les ménages.
On ne peut pas crier au mensonge,
Car, c’est vrai que ça nous ronge,
La guerre menée au quotidien,
Avec les autres, entre les siens,
Mais, au fond, on le sait bien,
On n’y est sûrement pas pour rien,
Et notre âme de guerrier
Devrait parfois s’égailler.

Car, il n’y a rien de plus simple
Pour retrouver nos racines,
Suffit d’un bon vieux sample
Qui nous rappelle ces comptines
De soirs d’enfants émerveillés
Qui posent la tête sur l’oreiller.
Y a tant de souvenirs qui dorment
Dans le fond de nos rêves,
Qu’on pourrait leur donner forme
Pour que la nuit s’achève.

Je sais qu’on peut y arriver,
Il suffit juste de se priver
De ces griffes acérées,
Qu’on sort sans raisons.
Je n’ai pas de pompes à cirer,
Je ne suis pas un paillasson,
Et je tiens juste à préciser
Que, rares, est l’exception,
Car y a pas que dans les bas-fonds,
Que la violence est un fait,
Et c’est très souvent du plafond,
Que naissent ses effets.

J’ai juste un message à passer,
Avant de perdre la mémoire,
Vous dire que j’en ai assez,
Vous écrire que j’ai l’espoir,
Qu’un jour enfin nous renversions
L’échiquier de notre histoire,
Où nous vivons en simples pions
Toujours placés en cases noires.

Je sais que vous avez compris
Ce slam en cri de mon esprit,
Car j’en suis sûr et je l’avoue,
Je ne suis pas différent de vous,
Et ensemble on a une chance

D’échec et mat à la violence !!!

COD KINAY – le 02/04/2015

 

Illustration_Retour_au_racines

Pour illustrer ce Slam, j’ai bien aimé cette peinture de Jena Lee, trouvée sur Pinterest.

 

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