Juste envie de te laisser lire ces mots, comme ça, maintenant …

Tu es ton propre chaman,
L’alchimiste de ton futur,
Et chacune de tes fleurs qui fanent
Peut t’offrir un fruit bien mûr
Sur l’arbre des possibles.

Tu sais, il y a de l’indicible
Qui se cache dans chaque état de fait
Et les hasards sont peut-être l’oraison
De tes destins aux chemins imparfaits
Qui n’ont de raison que la quête d’un horizon
Dont ils n’atteindront sûrement jamais l’arche et
Quand bien même tu passerais l’éternité à marcher.

Mais, dans le fond, peu importe où ils s’arrêtent,
Et l’endroit où tu finiras par t’écrouler,
Car l’important n’est pas l’épilogue de ta quête
Mais l’aventure que tu vies à chaque foulée.
Chaque pas est comme le langage des oiseaux
Et les sens fragmentaires que tu perçois
Sont la pierre, la feuille ou le ciseau
De choix qui ne dépendent que de soi.
L’attention et l’importance que tu choisis d’accorder
A travers le cœur, les tripes ou l’encéphale
Fixent la ligne de vie à laquelle tu es encordé
Dans la recherche de tes pierres philosophales.

Tu sais, on est tous un peu philosophes
Dans nos cours de l’école de la vie
Et peu importe ce qu’en disent les profs,
Chacun est libre d’y partager ses avis
En gardant l’esprit critique mais ouvert sur les leçons
Comme les vues du troisième œil et sixième sens le sont.

Dans ton périple, tu traverseras, bien-sûr,
Les turbulences de triangles des Bermudes,
Des trous d’air sans oxygène à l’azur
Aux pesanteurs des manques de latitudes.
Mais si tu dois porter un kilo de reproche
Tout au long de ta route existentielle,
Ce peut être un kilo de plomb dans la poche
Ou un kilo de plumes dans d’immenses ailes.

Au final, personne d’autre que toi qui ne décide,
Des formes que tu souffles au creuset de ta flamme,
Toi, le verrier de ton être autant que son druide,
Qui en distille les formules au chaudron de l’âme.

Alors, je t’écris pour que les métaphores osent les lettres
Qui décrivent les métamorphoses de l’être
Qu’elles te disent que tu es libre de tenter à tout moment,
Comme un écrivain qui crée à la craie son roman
En se demandant si le sens, ancré dans le mot, ment
Où s’il en est autrement, au pourquoi du comment.
Et s’il y a du mystique sous le stylo de ce Slam,
C’est que nos vies s’étendent au delà des sciences,
Des styles aux lois mathématiques que réclame
Le rationnel hostile aux arcanes de nos consciences.

Alors, n’oublie jamais que tu es ton propre chaman,
L’alchimiste qui invente son futur,
Et que chaque fleur qui se fanent
Peut t’offrir un fruit bien mûre
Et toujours accessible
Sur l’arbre des possibles.

COD KINAY – le 17/05/2016

 

MC Esher - Lithographie Metamorphosis II

Lithographie de Maurits Cornelis Escher (1898-1972), artiste dessinateur graveur Hollandais.

Cette lithographie est impressionnante car, outre la technique artistique, sa taille originelle 20 cm de large sur … tatadam… près de 4m de long !!

Mais comme il y a du copyright strict et c’est pour ça que l’image n’est pas hébergée directement sur le site. Donc pour la voir en grand (tu vas adorer), clique sur le lien suivant : VOIR L’IMAGE

Mais pourquoi cette illustration? Tout d’abord parce que, lorsque je l’ai vu lors d’une exposition, j’en ai eu le souffle coupé et l’ai admiré un long long moment. Je voulais donc te partager ce chef d’œuvre et te le faire découvrir si tu ne le connaissais pas. Et puis, aussi, parce que je trouve qu’il sert extrêmement bien le propos de ce slam, car entre les deux extrémités identiques, tout un tas de possibles s’entremêlement. Et je trouve ça d’une complexité magique, à notre image.  Pas toi ? 😉

 

Licence Creative CommonsChaman de Cod Kinay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 4.0 International. Les autorisations au-delà du champ de cette licence peuvent être obtenues à Contacter Cod Kinay.