Je crois bien que ce slam au sujet des égéries à la Nabilla ne sert à rien. Alors, je me dis qu’il fera peut-être le buzz vu que rien ne fait aussi bien le buzz qu’un sujet qui ne parle de rien ! Parce que, je me souviens que:

 

Un jour, je ne sais plus quand, en avril,

Connexion web et parcours des tweets,
Mais le top sujet du jour, quel est-il?
 » #NabillaCeSoirsurD8  » !?!

Et là, en pleine gueule, le choc !
Décalage sec avec mon époque !

Car Nabilla, elle a
Le QI d’une huitre sous tequila,
Voir l’effet du Q dénué de I,
Que ce soit joué où dans la vie !
Et ça ne fait presque aucun doute,
Alors, pourquoi est-ce qu’on l’écoute ?!

C’est vrai, franchement, ça me dégoûte
De voir ces routes qui montent au buzz,
Car quand elles se shootent entre Nabilla et le foot,
Peu nombreuses sont les têtes qui se creusent !

Des torchons à la Trierweiler
Qui font des millions de lecteurs,
Aux formatage des textes idiots
Qui se dégagent des radios,
Je crois que plus nos esprits critiques se perdent,
Plus on aime le pathétique des gavages à la merde !
Et si aujourd’hui, j’en suis le témoin,
J’en serais, peut-être, la victime demain,
Car qui en parle le plus, pense souvent le moins,
Et c’est comme ça qu’on avance en marchant sur les mains !

Alors, quoi dire, quoi faire
Pour sortir de cet enfer ?
Car ça me fout en l’air
De voir ce qu’on nous sert
Comme soupe populaire,
Et à quel point on y adhère !

Tu sais, je me dis que s’il y a autant de Nabilla,
Sans non, et que personne ne mette de « holà »,
C’est, peut-être, qu’une main habile à
Décidé de tirer ces noms dans la grande tombola
Pour claquer nos cultures jusqu’au coma,
Et remplir leurs sources d’ordures et de coca cola !
Car colle, à un esprit, des idoles en toc,
Et tu seras surpris de voir comme il s’y bloque !

Et c’est parfait, ça, pour nous vendre des spots
Entre deux émissions de vide culturel ;
Des sodomies de cervelle à coup de crottes
Pour ensuite remplir les trous à la truelle !
Et en bonus, ça rassure les foules
Le consensus du plus con que soi ;
Ca conditionne à rester dans le moule
Des schémas qu’on leur conçoit.

Mais voilà,
Dans les histoires de Nabilla,
On nous apprend que les succès
Se font sans fond ni contenu,
Juste au contenant lustré à l’excès
Pour illustrer qu’on peut tous être connu,
Et ancrer des espoirs illusoires
Dans les tréfonds de nos têtes
En crachant dans nos yeux noirs
La poudre magique des paillettes !

Et quand je parle de Nabilla,
Comprenez bien ce que je dis
Car ils sont nombreux,
Ceux qu’on a mis là,
Au top sujet de…

Ah oui, je me souviens, c’était un jeudi !

COD KINAY – Un jeudi d’avril

En fait, c’est un peu ça. Tu vois, tout ce blabla aurait pu se résumer en seulement 2 lignes, vu la richesse du sujet qu’il traite  (elles sont en gras dans le texte). Et désolé de t’avoir fait perdre ton temps si précieux…. Quoique, vu le matraquage des futilités, toi comme moi, on en a l’habitude ! 😉

Carre-blanc-sur-fond-blanc-Malevitch

Pour illustrer ce slam, quoi de mieux que ce « sublimissime » (ouaip, il y a de l’ironie dans le ton 😉 ) chef d’œuvre de complexité artistique, de Kasimir Malevitch: Carré blanc sur fond blanc (il a aussi peint: Carré noir sur fond blanc, mais là, ça devenait trop intéressant) !

 

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En bonus, voici quelques sites de références pour en savoir plus sur ce qu’est la poésie (française), qu’elle soit poésie contemporaine ou poésie classique. Et découvrir ce qu’est le slam poésie et/ou le Spoken word.

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