Voici une petite histoire que j’ai sortie du grenier qui me sert d’esprit, sous forme de paroles de chanson. Avec Aelle et Madrius, dans le cadre d’Unshaped, on s’est amusé à la mettre en musique et chant, mais juste en petit « bœuf », entre potes, pour le plaisir. Alors, comme rien n’est figé, donne lui ta mélodie à toi et n’hésites pas à la chanter et la partager sur le forum du site (ou me l’envoyer, que je la mette, ici, après les paroles). 😉

 

Une petite terrasse de café
Et le soleil sur mon journal,
Ce jour pourrait sembler parfait,
Alors pourquoi j’me sens si mal ?

Un œil dérive sur les lignes,
Et l’autre observe les passants,
A la recherche de quelques signes
Pour oublier que t’es absent.

Un piéton me rappelle parfois
Un de tes gestes, ton attitude
Ça bouge, ça vit, et moi qui bois
Mon verre rempli de solitude.

Ca me fout une boule au ventre,
Un sentiment un peu bizarre,
Et surtout ça me déconcentre
L’esprit hagard dans les hasards.

Est-ce que tu penses encore à moi?
Est-ce que j’te manque de temps en temps?
Est-ce que tu as fait les bons choix?
Et surtout où es-tu maintenant?

Au négatif de tes lumières
Je suis là, prenant la poussière
Dans un album photo reniés
Qui dort au fond de ton grenier.
Le temps qui passe, moi je le perds
A trop vouloir faire marche arrière,
Qu’on abandonne nos erreurs
Reprendre une place dans ton cœur.

Sans toi ma vie n’a plus de sens,
Et quand j’y pense mon cœur se tord
Dans l’asphyxie de ton absence,
Et tout ce plomb lourd de mes tords.

J’ai trop négligé de t’aimer
A chaque fois que t’en avais besoin,
Mais t’aurais pu juste m’en blâmer
Au lieu de te sauver au loin.

Tu es parti sans rien me dire,
Comme ça, sur la pointe des pieds,
Juste une lettre pour me maudire,
Et puis m’écrire de t’oublier !
J’ai pleuré, t’ai presque haït
Je porte ça depuis cinq ans
Mais mes colères se sont enfuies
Me laissant stérile en dedans.

Et c’est fou ce que tu me manques
Cette envie de t’ouvrir les bras,
Reviens-moi, quitte ta planque,
J’ai même remis tes plus beaux draps.

Au négatif de tes lumières
Je suis là, prenant la poussière
Dans un album photo reniés
Qui dort au fond de ton grenier.
Le temps qui passe, moi je le perds
A trop vouloir faire marche arrière,
Qu’on abandonne nos erreurs
Reprendre une place dans ton cœur.

Plus de trois ans que je te cherche
Que j’explore la toile de France
Du tout Google jusqu’en Ardèche
Et de Yahoo jusqu’en Provence.

J’ai feuilleté tous les bottins
Pour essayer d’y voir ton nom,
Les petites annonces du matin,
Même les émissions de renom.

Mais je reste toujours sans rien
Comme une conne dans ce café,
Le regard sur le quotidien
Comme si je n’avais jamais rien fait…

… Une sonnerie résonne,
C’est mon téléphone qui sonne…
Un numéro …
Inconnu….« Allo » …

« Maman, c’est important, écoute-moi
Tu es grand-mère, il faut qu’on se voit ! »

« Mon fils, mon fils, ta voix, c’est toi !
Je t’aime ! Il faut qu’on se voit ! »

Au développé de tes lumières
Tu as du souffler la poussière
De notre album de famille
Pour y mettre celle de ta fille
Le temps perdu, viens de se défaire
Je ne veux plus faire marche arrière,
Car en famille toutes nos erreurs
N’ont plus leur place dans nos cœurs.

 

COD KINAY – le 05/02/2016

 

illustration-paroles-chanson-grenier

Pour illustrer ce slam, j’ai adoré cette photo-manipulation digitale de LanaTustich : Forgotten Memories

 

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