Pour être franc, je ne sais pas trop d’où, ce slam sur l’allégorie d’un miroir obscur, est venu:

Peut-être en regardant la somme des slams que j’ai déjà écrit autour de nos péripéties humaines…

Peut-être d’un regard jeté, ce matin, dans le miroir, en me préparant pour la journée de taf…

Où alors, ce n’est rien de tout ça et juste l’expression du reflet d’une pensée…

Au final, je n’en sais rien, mais alors, rien du tout.  Du coup, le mieux à faire est sûrement de fermer cette parenthèse inutile et de te laisser scruter les mots posés sur ce miroir noir…

 

Je regarde dans le miroir
Noir,
Et peux y apercevoir
Des graines encore fermées
Qui attendent de voir,
De recevoir,
Les rayons de l’espoir
Pour commencer à germer.

Alors, je suggère mes
Idées,
Gère mais
Reste décidé
A ne jamais céder à faire la morale.
Et cela, même si mes mots râlent,
Raclent et curent la vitre dure
Du miroir obscur.

J’établis et publie
Juste des faits
Sur l’établi
De ma page,
A l’image
Du reflet
Qui me déplait.
Oui, j’enchaine les poignées de couplets
Pour mettre en scène et soigner les plaies
Qui s’étendent et coupent l’é-
-clat du miroir complet.

Au fond, je reste souple et
Même soulé
Par les tâches des autres,
Je sais qu’on y cache tous les nôtres.
Alors, slamicalement vôtre,
Au teint noir
Du miroir,
J’étudie les vautres
De l’humain dans son histoire.
Ses sauts de haies ratés
Dans sa course erratique de dératé,
Sa course frénétique de pirate et
De R.A.T
A l’air hâté
Et éreintés.

Terrain opportun pour les maux,
La glace noire
Du miroir
De nos mémoires,
M’apparait comme une patinoire
Pleine de grumeaux.
Une patine noire
Comme du réglisse,
Où je glisse
Les mots de motion sans censure.

De l’émotion sans sens sûr,
Mais en ouverture
Aux débats sur les bordures
De son ombre,
Ses tâches
Et leur nombre.
Qu’on s’attache
A en rétracter les bords
Encore et encore.

Alors, oui, je regarde le laid
De mon reflet
Du tien et du sien, au sein
Du miroir éteint
Où le fusain
De nos actes manqués
Déteint !

Je le regarde pour y percevoir
Les graines fermées
Et planquées
Qui attendent de voir,
De recevoir,
Des regards d’espoir
Pour commencer à germer.

Et sous tes airs énervés ou réservé,
Je te sais aussi en train de l’observer.

Alors, oh, notre beau miroir,
Regarde croître l’armée,
Pas que de l’art mais,
De tous ceux qui veulent croire
Que des millions de grattoirs
Finirons par ravoir,
A temps, le ton de ta teinte originelle.
Cette teinte au mélange des prunelles
Qui l’effleurent,
Permettant à tes graines de germer
Jusqu’aux fleurs
D’une humanité sereine et transformée !

COD KINAY – le 03/06/2015

 

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Pour illustrer ce slam, j’ai trouvé, sur le site Pinterest, ce photo-montage, plutôt bien adapté.

 

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