Les compos

Les paroles

Le peuple de la nuit

Le peuple…
Le peuple de la nuit !

J’ai traversé ma vie
Aux échos de minuit,
Et renversé l’ennui,
Au rodéo de la nuit.

Je suis
Un enfant de la plume,
Nourrit au fruit nocturne,
Qui mûrit lorsque s’allume
L’œil complice de la lune.

Ça paraît
Peut-être bizarre
D’aimer tant l’obscurité,
Mais c’est pas un hasard
Si on connaît sa vérité,
Le feu de son regard…
En pleine cécité !

Et j’dis pas
Que, le jour, ça craint,
Mais, sûr, que son écrin
Met un putain de frein
Aux libertés secrètes,
Qu’on planque dans nos têtes.

Je ne te dis pas non plus
Que la nuit est une pause,
Une pure osmose,
A l’eau de rose.
Car je sais bien que t’as vécu
Ces choses dont je te cause,
Que toi aussi t’as déjà vu,
Aux méandres des rues,
Des loups et des sangsues
Surgirent des portes closes,
Des trucs chelous,
Des plans qui puent,
Des coups de fous
Et la violence qui explose.

Alors
C’est vrai que les rues éteintes,
Ca à l’air un peu poisseux,
Mais la nuit est une étreinte
Qui étouffe les paresseux,
Et offre, aux secrets des hiboux,
Une vie libérée
Du poids des tabous.

C’est pour ça
C’est pour ça
Qu’à la fenêtre de ta chambre,
De janvier jusqu’à décembre
Tu rêves de rejoindre les ombres,
Qui brûlent aux heures sombres,
Et succombent
Dans la pénombre
Aux délires qui les encombrent.

Moi aussi je fais partie
De ce peuple de la nuit,
De cette union étrange
Qui mélange
Les démons avec les anges.

Alors viens, quand tu entends les douze coups,
En boire un et en faire les 400 avec nous,
Viens étoiler nos tribunes
Pour hurler ta folie à lune.
Viens, viens mon ami(e),
Viens rejoindre le peuple de la nuit.

Petits riens

Régales toi de choses simples
Pendant que tu cherches le pourquoi
De celles qui sont compliquées.
Le monde est bien plus ample
Que les croix
Que tu t’acharnes à porter.
Partout autour de toi
Y a de ces petits rien,
A portée des yeux,
A portée des doigts,
Y a plein de petits rien
Qui font un tout pour les curieux.
Et n’attends pas de moi quelques exemples,
J’te jure y en a pas besoin,
Tout est là tout autour de nous.
Regardes, écoutes, touche, goûtes et sens,
Aux 5 sens et puis vois c’que tu ressens !

Mon prez

Mon président,
Mon président, tu te dis de gauche
Mais ta gauche l’a mi-molle
Quand les champs d’espoir que ta politique sans pôle éthique fauche
Son ceux –là même que la droite libérale sans âme immole.
Bobo socialo d’un jour et toujours en si bémol
Tu bobardes ta bande de bœufs qui broutent; dociles;
Comme si leurs cerveaux se shootaient au formol
Accrocs au flash de la Finance en un battement de cils.
Mais…

Mais merde Président!
Faut avoir des couilles face à leurs bourses ;
Pour que ton peuple se sente un peu plus considéré
Et conscient de ses efforts mais aussi qu’en bout de course
Il ne finira pas en con sidéré ;
Sidéré de s’enterrer pour les siècles à venir
Dans la peau de l’esclave des plus hautes sphères
Qui jouent avec des chiffres pour choisir son avenir.
Et putain tu sais ! Tu sais et tu laisses faire !
Mais dis-moi président ! Toi aussi t’as des enfants !
13 millions qui comptent sur ton mandat ;
Alors penses à long terme de temps en temps ;
Et pas tout le temps en tant que candidat !

Alors c’est vrai
Je reconnais
La situation critique est complexe,
Et tous les chats sont gris dans ce contexte
Economique
Mais y a aussi des points fixes, des évidences,
Qui sautent aux yeux franchement
Des trucs certains, des putains de fondements,
Des états d’urgence !
Alors, il serait peut-être temps de prendre des risques
Pour mettre à plat nos décadences,
De changer un peu tes disques
Et tes discours de complaisance !
Mais …

Mais réfléchis ! Bordel ! C’est pas si dur !
Mais réagis ! Putain ! Faut plus que ça dure !
Et écoute ! Écoute le tonnerre de la colère qui roule
Alors imagine ; imagine quand petit à petit ;
Quand un par un ça va gagner les foules,
Et que leurs foudres te prendront à parti !
Imagine et regarde ! Regarde président !
Regarde dans les yeux noirs de tes résidents
Quand ils voient que leur état les oublie,
Et prostitue leurs culs pour les écus des lobbys.
Regarde et rappel toi révolutions
Pour voir
Que le vrai pouvoir est dans l’union de ta nation
A la convergence des opinions
Sur….les états d’urgence
Et y en a plein en France!

Echologik

Au resto, à la maison,
On mange trop et pas d’saison,
Après ça on s’trouve trop gros, on se pèse, on
Estime qu’on devrait faire un p’tit régime
Alors on s’inscrit à la gym,
Où on s’échine sur des machines,
Enfermés en rangs serrés
Dans des clubs trop éclairés,
Et j’m’explique toujours pas pourquoi.
Dis-moi, y a d’la logique pour toi ?

Mais j’crois qu’on a signé
Un pacte absurde
Qui nous assure de
Continuer dans la lignée;
Quand on éclaire au nucléaire
Toutes ces affiches publicitaires,
Ces parkings et ces enseignes
Pour des watts qui s’enfuient
Dans le désert d’après minuit.
Et pendant s’temps on nous enseigne
Ecologie pour nos logis,
C’est pas logique,
Faut qu’on m’explique !

Comme ces pics de pollution
Qui pique la polémique
De la gestion des émissions.
Un p’tit sermon, une p’tite action,
Sans réelles solutions :
Limitation de la vitesse,
Et réduction de circulation
Sur quelques jours de concession,
Puis quand les niveaux baissent
On reprend nos traditions,
Sans trop s’poser de questions,
On changera rien jusqu’au prochain,
Peut-être demain, on verra bien !
Alors c’est sûr que c’est pratique,
Mais à vrai dire, est-ce logique ?

Et en parlant de pollution,
Merci à toi consommation
De nous former à ton hygiène
Pour nos p’tites choses quotidiennes,
Car faut que ça brille, que ce soit net,
Quitte à niquer la planète.
Y a qu’à voir dans nos toilettes !
Ça m’choque tu sais,
Ces blocs WC
Qu’on achète pour chiottes nettes
Et qu’on accroche à la cuvette.
Rejets nocifs à chaque chasse,
C’est dégueulasse, mais ça fait classe !
Et enfin pour l’odeur qui pique,
Un bon gros pschitt de chimique,
Et quitte à jouer carte sur tables,
Dis-moi si tu trouves logique
Qu’on chie dans l’eau potable ?

J’entends développement durable
Mais suis pas sûr que ce soit fiable,
Quand ses codes sont tramés
D’obsolescence programmée.
De ton frigo à ton portable,
Dix années max avant de cramer,
Plus vert, plus cher, sûr c’est rentable
A durée de vie limitée !
Et que dire de l’étalage
A profusion des emballages,
Deux trois couches superposées,
Sous label Bio, fallait oser !
Y a bien un logo « recyclage »
Compostage, tri sélectif,
Mais dites-moi quels sont les chiffres
De ce qui part dans les décharges,
De ce qu’on brûle comme plastique,
Et on verra si c’est logique !

Je sais pas, j’ai peut-être des idées aux logiques
Beaucoup trop idéologiques,
Sur l’homme qui pense écologique.
Mais j’y arrive plus, ce mode de vie trop illogique
Me met les larmes, c’est pathétiques !
Et tout ce sel dans ma voix
Face à l’orgie folle que je vois,
Me pousse au choix d’une autre voie,
Simple, sans bagages ni convois.

Alors je rêve d’une échappée vers le grand air,
De paysages verts sans coulées de bétonnières,
De partir sur un coup de tête, sans un adieu,
Juste en tournant les talons,
Juste un licol à l’étalon,
Et chevaucher sur milles lieux !
Je rêve du galop au milieu de nulle part,
Au centre de tout et puis dans le regard,
De la nature à perte de vue,
La nature respectée et rien de plus !
Alors leur belle logique économique,
Ils peuvent se la mettre au cul,
Tout comme leur fric,
Leurs mensonges cyniques
De possession systématique
Dont ils sont convaincus !
Oui, ils peuvent se les foutre au cul,
Et croire que nos valeurs sont vaincues,
Quand nous, on rêve d’autre chose,
De grands espaces vierges à dos de pur-sang.

Alors, prend ma main avant l’overdose,
Viens, on se tire loin, et eux, qu’ils fassent sans !

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