« Crise, austérité, et serrez les ceintures ! » Toi aussi, tu entends ce discours à tout bout de champs ? Alors voilà ma frise de la crise que nous traversons…

Je vois constamment sur d’autres continents des parents à l’apparence désespérée qui pleurent quand meurent leurs enfants.
Désemparés, le temps pour eux c’est arrêté à l’heure des famines qui déciment leurs familles et de leur douleur sans fin.
Pourquoi? Pour rien ! Pour voir des biens pourvoir les mains d’un banquier triomphant,
D’un PDG qui paie déjà son ISF mais veux manger plus qu’il n’en faut à sa seule faim.

Faim!
Faim!
Faim sans fin,
Quand le FMI aime affamer et affirmer qu’il peut aider, plaider pour implanter sa firme et ses intérêts,
Le triste trust qui tissera sa toile d’employés sous-payés pour piller un pays plié au lobby des minerais.
C’est toujours le même schéma, mâché et rabâché pour faire marcher les marchés et masquer cet emmurage
Qui consume les méninges pour que les ménages consomment en assumant qu’on aménage pour eux des mirages.

Mirage!
Mirage!
Mirage sans rage
Au formatage scolaire pour format d’âge sans colère, qui génère des nations sans gêne de surconsommation;
La genèse d’une jeunesse aphone à fond sur ses IPhone, qui laisse empirer sans tirer ses coups de sommation.
La faute à qui ? Aussi à leurs parents, éreintés et trop peureux pour porter des paroles qui brusqueraient les monopoles,
Parce qu’un gamin exploité on l’oublie vite devant l’écran qui nous ancre que l’exploit tient à gagner au football.

Football!
Football!
Football qui fou les boules,
Onze connards  pour des dollars, à l’effigie de la finance tarée qui a tarie, à la Bourse, la source de son pôle éthique, comme ces tactiques politiques qui pratiquent le tic rentable.
Procédés de putains qui se querellent, pour accéder au butin de « maquerelle Finance », et au final, sans finesse, l’imiter sans limiter la prostitution de trop d’institutions qui jouent de sous en dessous de table.
Et de Mitterrand à Sarkozy, ils nous mettent en rang et sans écart, vas-y, prends à gauche puis à droite, ferme ta gueule et reste seul, où gare à toi ! Et puis gare-toi là dans le box froid du citoyen lambda.
Ce sac de boxe humain qu’on botox au burin et qui prend des gauches, et puis des droites, par les agents de l’argent et leurs putains d’armadas.
Intox des mainmises et paradoxe de crise! La conscience, elle, chancèle, au rebord du KO !
Mais même cané et sonné, sans espoir de victoire, je cale par l’art oral cette parade morale, juste au cas où
L’alarme tiré par ces larmes d’encre qui coule
Soit la goutte de trop qui fasse déborder les foules !

COD KINAY – le 17/03/2015

 

osch-graffiti-Londres

Pour illustré ce slam, j’ai choisi cette photo d’un pochoir d’OttoSchade, prise ce week-end dans les rues de Londres (East End borough)

 

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