Souvent j’entends dire, et pour être honnête, ces mots je les prononce aussi trop souvent : « C’est dégueulasse, mais c’est comme ça ! On y peut rien ! Qu’est ce que tu veux que j’y fasse ! J’ai aucun pouvoir pour faire changer les choses, moi ! Je suis rien pour avoir de l’impact »
Et voilà, ça m’a inspirer le texte suivant que je vous partage avec plaisir…

Nos yeux se ferment, on peut les clore,
Y a plus grand chose dans nos rêves,
On attend de les voir éclore
Sachant que le jour les achève.
Qu’il y a cette massue du quotidien
Qui frappe au dessus des méridiens
Pour rendre normal ce qu’on laisse faire
Et mettre à mal ces choses qu’on espère.
C’est comme ça, tout vient, tout part,
On perd l’espoir de toute part,
Car on veut croire à demi-ton,
Sans devoir faire de demi-tour,
Les pieds fichés dans le béton,
Les yeux crevés sous les contours,
Des œillères qui nous rendent hésitant
A faire quelque chose, à foutre le camps.

Alors, nos idéaux haussent les épaules
Prisonniers de l’hiver de nos pôles.
Ils nous envoient quelques boussoles
Qu’on regarde s’écraser sur le sol.
On perd le nord, on est à l’ouest,
On fait semblant, on tourne sa veste,
On hoche la tête et pourquoi pas,
Mais qu’en est-il de faire le pas?

Tu me diras, je me prends pour qui,
A donner comme ça des leçons,
Vouloir renverser des acquis,
Crier partout que j’ai raison.
Qu’on est rien d’autre que des fantômes,
Un peu de paille, un feu de chaume,
Qui brûle aussi vite qu’il s’arrête
Quand le vent tourne à la tempête.
Qui? Si ce n’est qu’un pauvre type,
Humain comme toi, qui cherche ses tripes
Pour soutenir ses idéaux
Et porter ses idées… hauts !

Alors j’essaie de réfléchir à fond
De regarder ce que les autres font
Et puis, faire ce que je peux,
Mais faire au moins un petit peu,
De toutes mes forces, avec convictions.
Alors j’écris pour dire que l’union
Est le pouvoir des populations
L’espoir caché sous l’illusion
D’un bonheur lié à la consommation.
Regarde autour de toi toutes ces solutions
Qui n’ont besoin que d’un peu de ton temps,
Goûtes-y, vas-y tente l’émancipation,
Et puis vois ce que tu ressens au dedans,
Ce qu’il reste des préjugés,
Une fois confronté aux sujets,
Si tu crois, ou toujours pas,
Que c’est utile de faire le pas !

COD KINAY – le 26/11/2014

Follow your dreams cancelled Banksy

Pour illustrer ce slam, j’ai aimé ce graff de Banksy

 

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