Il y a tellement de causes justes à défendre…De causes qu’on devrait nous encourager à débattre, à exprimer, à soutenir….Mais voilà, en parler, les mettre en avant a forcément des conséquences…

Alors, ceux qui profitent du confort de l’inertie, préfèrent qu’on se greffe des langues de bois, des cataractes et des sourdines…Contre ce pouvoir de canards et de connards, résumons: de ca(on)nards, je me devais d’un slam… D’un slam pour te dire avec fougue:

« Quoiqu’on veuille te faire croire, ton avis est important ! Alors vas-y, exprime toi ! Oui, on en a tous le droit ! « 

 

Certains ca(on)nards trouillards
Détestent qu’on jette des pavés dans la mare
Et préfèrent qu’on reste à l’écart
Et qu’on ne fasse rien
En nous disant que c’est car :
«Les causes ont des conséquences!»

Mais tout ça, j’y crois pas bien,
Et ce que je pense,
Ce que j’avance,
C’est qu’il faut une cause
Pour être conséquent!

Car le trop con,
C’est quand
L’être humain jamais ne s’ose
Et se sclérose dans son cocon,
Cédant à la pause
De sa métamorphose,
Qui le réduit à peu de choses:

Juste un morceau de chaire rose,
Plein d’ecchymoses,
Un triste ADN qu’on séquence !
Et c’est ça la clause
Close,
La névrose
Qu’il nous expose et nous impose:
Qu’on vive à l’absence
De sens pour nos sens,
Sans jamais qu’on s’élance,
Qu’on implose en silence…
Sans insolence….
Sans incidence….

Alors, je sais, c’est plus facile d’être docile,
Quand des ca(on)nards habiles
Nous initient
Dès tout petit à l’inertie,
Et pour calmer les psychoses
Que leurs inepties causent,
Nous arrosent
De sédatifs à haute dose.

Et ma France y cède, hâtive à outrance,
Et s’ankylose sous leur hypnose
Alors qu’au bord de l’overdose,
L’évidence est immense :
Faut qu’on reprenne confiance,
Qu’on tente notre chance,
Ouai, faut qu’on ose des choses,
Qu’on se relance
Dans nos propres expériences !

Retrouver nos coups de sang,
Dans l’effervescence intense
D’une tête en transe qui pense,
Et pousse
Pour qu’on avance
Tous dans le bon sens,
Sans forcer l’obéissance…
Juste en coups de pouce…

Alors, faut plus écouter les chœurs
De ces ca(on)nards mentors, menteurs,
Qui te leurrent par des peurs
Qui reposent sur tes erreurs
Et leurs conséquences.

Non, faut plus les écouter car les erreurs dispensent
Aussi leurs récompenses,
Quand on les compense
Par l’intelligence
En pensant aux causes des défaillances
Jusqu’à en prendre conscience,
Les comprendre,
Et en apprendre.

Alors, non, faut plus céder à l’apesanteur
De ces ca(on)nards mentors, menteurs,
Vendeurs de torpeur,
Qui encensent le silence de nos moteurs
Car c’est dans l’attente morose des latences sans avis
Que la vie se tarie de son essence, ses envies de hauteur,
Et de vécue…
Passe à vaincue…

C’est pour ça, il faut que l’on ose, les nanas, les gars !
Il faut qu’on cause de nos causes quitte à causer des dégâts,
Qu’on cause sans qu’on impose pour qu’éclosent les débats,
Et qu’on s’expose pour nos causes comme certains le font déjà,
Quand ils proposent une utopie et puis la porte à bout de bras !
C’est ça !

Alors on va causer de causes et de conséquences
Et, ensemble, exploser l’invraisemblance
De leur influence
De porte-silence
Et d’isolement,
Car l’échange qui s’entend
Est chant de changement
Qui s’étend !

COD KINAY – le 11/03/2015

Image Censure

Pour illustrer ce slam, j’ai choisi ce dessin de Eric Drooker (© Eric Drooker) .

 

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