Tout est dans le titre, tu n’as plus qu’à lire… 😉

Aujourd’hui j’ai décidé de marcher dans les rues,
Et bien entendu, je les avais déjà parcourues,
Mais je voulais y marcher les yeux grands ouverts,
Et l’esprit libéré de tous les faits divers.

Alors j’ai marché, en contemplant les bouts de nature,
Qui même en hivers, sans le vert de leurs feuillages,
Donnaient à ma ville un mélange étrange de textures,
Une sorte de métissage, digne des plus beaux paysages.

J’ai continué mon périple en admirant l’architecture
A regarder ce qu’on ne voit qu’en prenant du bon temps.
En chemin, un chien est venu renifler mes chaussures,
Et c’était cool de le caresser et de le voir tout content.

Un peu plus loin, je me suis assis sur un banc,
Comme ça, pour rien, l’esprit tranquille et dérivant
Du vol des pigeons et des toits où ils roucoulent
Au brassage des âmes dans le va-et-vient des foules,
Jusqu’à apercevoir sur le sourire d’une petite fille
Et le simple bonheur de vivre au creux de ses pupilles.

Heureux, je me suis levé pour aller prendre le métro.
Sur le quai, j’ai vu un couple se parler tendrement,
Et puis dans la rame, j’ai entendu un rire dément,
Un de ces fou-rires incontrôlables que j’aime trop.

En sortie de station, il y avait une boulangerie,
Et j’ai senti l’odeur appétissante du bon pain.
Le plaisir a glissé du nez aux lèvres, et j’ai souris,
Tellement, qu’un passant me regardant m’en a rendu un.

Alors j’ai décidé de sourire jusqu’à passer ma porte,
De sourire à pleines dents à tous les gens que je croisais,
Et je crois que même ceux qui, au départ, me toisaient
Ont esquissé cette drôle de mimique que la joie apporte.

Et si je te raconte ces choses
C’est parce qu’il y a de la beauté
Qui se révèle quand on ose
Poser les yeux de son côté.
Parce qu’évidemment c’est important
De porter des valeurs en combattant
Les travers débiles de notre temps,
Mais que ça l’est toujours autant
De faire des pauses pour ne pas oublier
Pourquoi on se bat, pour ne pas plier,
Pour tenir les débats jusqu’au bout du sablier
En protégeant ses rêves quand le sale y est,
Par la force des sourires comme plein d’allier
Qui permettent d’y résister sans devenir fou à lier !

Parce que malgré tout, c’est tellement beau la vie !

Parce qu’au fond, c’est de ça partout dont j’ai envie !

COD KINAY – le 16/01/2015

graffiti de Pejac Nature peinte

Pour illustrer ce slam, j’ai aimé ce graffiti de Pejac

Petit bonus, car ça aussi c’est un petit truc qui m’a fait bien sourire : Apparemment, je suis aussi presque « Frère des ours » !! (à 1:42 sur la bande annonce ;p)

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