Amis précaires ou titulaires de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (ESR), amis Français, défendons nos universités et nos brillantes équipes de Recherche publique. Car, vous savez, le potentiel innovant de votre pays se fait massacrer depuis plus de 10 ans aux profit des grands groupes industriels. Et il commence à faiblir, à gronder, à arriver au bord de l’implosion, de l’explosion. Et un pays sans Recherche publique soutenue, c’est un pays qui perd une grande partie de sa force, je vous le dit….

Alors réagissons, tous ensemble, pour un meilleur avenir, surtout que les solutions sont là et ne couteraient pas plus cher à notre état ! Tenez-vous au courant, parlez-en….

Appel à la journée nationale d’action du 11 décembre pour l’enseignement supérieur et la recherche (ESR)

Appel à manifestation (ESR)

Communiqué retransmit par Sciences en Marche qui participera activement à ce mouvement:

Les représentants des différents acteurs soussignés du système d’enseignement et de recherche se sont réunis mercredi 5 novembre. Ils ont constaté ensemble la dégradation continue des conditions de fonctionnement de l’ESR, qu’il s’agisse des étudiants, des personnels techniques et administratifs des universités et des organismes, des enseignants-chercheurs et des chercheurs, touchés par la précarité des jeunes et moins jeunes collègues, des budgets insuffisants et inappropriés, des carrières bloquées, des conditions de travail, d’études et de vie dégradées.

Ces difficultés sont niées par le gouvernement qui se refuse, au motif de la priorité accordée à la réduction du secteur public, à mettre en œuvre une politique ambitieuse d’enseignement supérieur et de recherche. La soi-disant « sanctuarisation » du budget de l’ESR, qui masque une lente érosion, rend de plus en plus difficile l’accomplissement de nos missions : la création, la diffusion des connaissances et la formation des jeunes, missions pourtant indispensables à l’avenir culturel, démocratique et économique de notre société.

Les organisations et représentants des instances réunies ce jour appellent donc l’ensemble des acteurs de l’ESR – personnels permanents, précaires et étudiants – à se mobiliser dans la durée.

La prochaine action d’envergure sera la journée nationale d’action organisée le 11 décembre à Paris et en région : assemblées générales réunissant étudiants et personnels statutaires ou contractuels le matin, suivies de manifestations.

Un appel est également lancé à se rassembler au Secrétariat d’état à l’Enseignement Supérieur et la Recherche, rue Descartes à Paris le 24 novembre, de 12 h 30 à 14 h 30, à l’occasion de la tenue du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (CNESER) appelé à se prononcer sur des COMUE et à organiser, dans chaque université, à l’occasion du vote du budget par le Conseil d’Administration, des rassemblements et des assemblées générales pour informer les collègues de la réalité des difficultés rencontrées et réfléchir ensemble aux moyens d’obliger le gouvernement à prendre les mesures nécessaires.

Signataires : CGT (SNTRS, INRA, FERC-Sup), FSU (SNASUB, SNCS, SNEP, SNESUP), SGEN-CFDT-Recherche-EPST, SUD recherche EPST, SUD Education, Sup’Recherche-UNSA, SNPTES, UNEF, Sciences en Marche, Comité de Pilotage des Directeurs d’Unité, SLU, collectifs des précaires de l’ESR.

Utilisons le CRAC pour faire passer nos messages

Tous les chercheurs CNRS sont tenus chaque année de soumettre un rapport d’activité (CRAC).
Au lieu de rendre compte des activités de recherche, une initiative proposée est de mettre le texte ci-dessous (ou tout autre texte de votre choix) dans la rubrique 1 « points forts de vos activités/remarques importantes » :

« Nos activités sont profondément perturbées par la politique dramatique conduite dans l’ESR et je tiens à dénoncer ici cette situation afin d’interpeller, comme je le peux, ceux qui décident :

« [] , la politique poursuivie depuis des années [] a amoindri nos capacités de recherche et d’innovation. Les décisions [] affaiblissent nos universités. En généralisant la précarité, elles génèrent un véritable gâchis humain et aggravent les inégalités [..]. Elles conduisent les jeunes à délaisser la recherche et découragent l’ensemble de la communauté scientifique. » CoNRS -11 juin 2014.

Il faut de toute urgence décider un plan pluriannuel de création d’emplois titulaires sur plusieurs années ; réattribuer des crédits de bases pour le fonctionnement dans les laboratoires et à l’Université ; simplifier l’organisation actuelle de l’ESR.

Je me suis engagée personnellement dans le soutien à ces revendications par diverses actions indiquées dans ce rapport d’activités et je continuerai de le faire. »